Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Grandeur et déclin d'un noyau d'élite viticole en Sud-Gironde

Les noyaux viticoles identifiés au 17e siècle en Bordelais : d’après la taxation de 1647, les hiérarchies s’établissent à partir des trois pôles que sont le Médoc, Les Graves de Bordeaux et le Sauternais.

Les noyaux viticoles identifiés au 17e siècle en Bordelais : d’après la taxation de 1647, les hiérarchies s’établissent à partir des trois pôles que sont le Médoc, Les Graves de Bordeaux et le Sauternais.

Introduction : LE NOYAU D’ÉLITE, CŒUR DE LA CONSTRUCTION DES VIGNOBLES

 En 1960 Georges Kunholtz-Lordat propose le « noyau d’élite » comme clé de l’étude des vignobles

Le concept de noyau d’élite est dû à un ingénieur agronome, Georges Kuhnholtz-Lordat,[1] l’un des premiers experts mobilisés par l’INAO pour délimiter les aires d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) à partir de 1936. En 1960, il définit celui-ci comme « le lieu d’excellence d’une zone de production, là où sont réunies des conditions propices à l’élaboration d’un  produit bien caractérisé et généralement de qualité. » Pour Georges Kuhnholtz-Lordat « au fur et à mesure qu’on s’éloigne du noyau d’élite, on s’observe un amenuisement centrifuge et progressif de la qualité » déterminant ainsi un espace géographique correspondant à l’appellation dérivée du nom de ce noyau. Le noyau d’élite apparaît donc comme un des niveaux de lectures du terroir viticole, entre le cru et le vignoble.

En Bordelais la première reconstitution possible de l’existence de ces noyaux d’élite est rendue possible par la taxation des vins du Bordelais de 1647. Dans celle-ci, réalisée fin octobre en présence de marchands flamands et anglais, trois pôles viticoles majeurs apparaissent dans la sénéchaussée de Bordeaux. C’est dans une certaine mesure le premier « classement » des vins du Bordelais connu établi à la demande de la Jurade de Bordeaux, afin de fixer les minima et maxima pour la production de l'année. Cette mercuriale est en fait une liste parmi d'autres, c’est la plus ancienne conservée dans les archives.

 

La reconstitution des terroirs bordelais d'après la taxation de 1647. Elle met en valeur l’actuel Sud-Gironde dominé par la dénomination Barsac -Pujols.

 

Pour lire la communication de Jean-Claude Hinnewinkel, secrétaire de Siriona, présentée à Sainte-Croix-du-Mont le 26 octobre 2019 dans le cadre du colloque organisé par l’Association de Sauvegarde de Rions sous l’égide du Comité de Liaison de l’Entre-deux-Mers (CLEM), voir ci-dessous :

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article