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Le château de Cadillac (Gironde)

 

Norbert Pouvereau
LES BLESSURES DU CHÂTEAU DE CADILLAC

Les blessures du château de Cadillac retracent l'histoire mouvementée de l'édifice par Norbert Pouvereau. L'ouvrage à été publié en 1999 par l'Association Saint-Blaise alors présidée par Hervé Dorian. L'édition que nous proposons aujourd'hui a été revue et augmentée en 2018 par Norbert Guillot, membre de l'association Saint-Blaise et de Siriona.

Le contenu de l’édition 1999 a été intégralement respecté. Les ajouts dans le corps du texte sont inscrits dans des encadrés, avec une police de caractères de plus petite taille et la mention « NDE » (note de l’éditeur). L’appareil critique a été totalement remanié, complété tant en notes de bas de page qu’en annexes, et précédé de l’indication « NDE » L’iconographie essentiellement de Ulysse Vergeron à l’origine a été abondée des clichés du studio Henri Manuel aimablement communiqués par Carine Bourgoin, documentaliste de la médiathèque, de l’ENPJJ, Ecole nationale de prévention judiciaire de la jeunesse, 16 rue du Curoir, BP 90114, 59052 Roubaix Cedex 1.

le volume 1Le prologue (en fait chapitre I) .

Archives historique de la Gironde, 1904, n°39, pl XXII p 25, 160x106, Hermann Van der Hem (1619-1649), tiré de la BNF, département Estampes et photographies, collection Destailleur, Est Reserve VE-26 (N) t 9 f°74, légendée : la maison du duc d’Epernon, dessins à la plume et encre brune daté du 27 août 1638. L’artiste semble ici avoir étudié la porte d’entrée donnant sur la cour avec ses deux colonnes de chaque coté
et un fronton demi circulaire.

Après un prologue qui retrace l'histoire de la construction du château, vient un essai de reconstitution de la demeure du duc d'Epernon tenant compte de ce qui subsiste de l'architecture originelle et des maigres documents écrits.

Puis Norbert Pouvereau entre dans le vif de son sujet en décrivant les " Chicanes et premières meurtrissures" puis viennent  "Les grandes déchirures"  et "La honte"  avec la période révolutionnaire : "Le château, sur sa butte à degrés, élève sa masse amputée de ses élégances. Le vide a remplacé les gracieux avant-corps et traînent, dans ce qui fut une cour au milieu de tant de charmes, des épaves hétéroclites et lamentables. Même la clôture a disparu, et l’on se demande où se trouve le vaste bassin en marbre où chantait un jet d'eau : « la dite pierre estoit tirée par quinze paires de boeufs et avec de grandes roues de canon ».
L'intérieur, vidé de son ameublement, sauf dans la partie nord-ouest du rez-de-chaussée aménagée par Amable Charles de Preissac, conserve cependant sa décoration et ses plafonds à poutrelles. Mutilée, délabrée, au milieu d'une désolation exécrable, que peut-il arriver de plus à cette architecture offensée ?"

L'ouvrage nous entraine ensuite dans "une sorte d'exploration dans l'habitat concentrationnaire cadillacais."

N.D.E. : La promenade des prisonnières, clichés sur plaques de verres U Vergeron, de l’édition originale,

 

 

Cadillac, le parloir « ©Ministère de la justice – ENPJJ / Henri Manuel » n°6.

Cadillac, le parloir « ©Ministère de la justice – ENPJJ / Henri Manuel » n°6.

Cadillac, cuisine, élèves préparant le repas « ©Ministère de la justice – ENPJJ / Henri Manuel » n°47

Cadillac, cuisine, élèves préparant le repas « ©Ministère de la justice – ENPJJ / Henri Manuel » n°47

Cadillac, atelier de couture ; les pupilles cousent à la main, l’une d’elle, au fond à droite, utilise une machine à coudre « ©Ministère de la justice – ENPJJ / Henri Manuel » n°40.

Cadillac, atelier de couture ; les pupilles cousent à la main, l’une d’elle, au fond à droite, utilise une machine à coudre « ©Ministère de la justice – ENPJJ / Henri Manuel » n°40.

L'ouvrage se termine sur " La renaissance" avec une réunion organisée le 3 février 1953 à l'hôtel de ville cadillacais . Une société est alors constituée :" Association pour la renaissance du château des ducs d'Epernon" qui n'est pas étrangère au transfert de l’administration du château du ministère de la Justice au ministère de l’Instruction publique. Le 3 février 1957, le secrétariat des Arts et Lettres prend possession de l'édifice.Mais il faudra attendre 1985 pour voir un conservateur prendre possession des lieux, en l'occurrence Mme Henry-Morlier.

Pour des raison de téléchargement nous avons du scinder l'ouvrage de Norbert Pouverau en deux volumes que vous pouvez consulter ci-dessous :

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S
2953 : c'était retour vers le futur ?
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B
Il importe de reconnaître l'importance de l'ouvrage de Norbert POUVEREAU et des repères historiques qu'il donne dans cet ouvrage. Il précise en effet le sort du château après 1952, date de départ de l'administration pénitentiaire,avec la constitution d'une "Association pour la Renaissance du Château des Ducs d'Epernon" le 3 février 2953. Cette association aura veillé à la sauvegarde du château pendant 30 ans et permis que le château passe sous l'autorité du Ministère de l'instruction Publique puis devienne, en1957, possession du Secrétariat des Arts et des Lettres.<br /> Il est inexact d'affirmer, comme on le trouve écrit aujourd'hui, qu'il soit passé sous l'autorité des Monuments nationaux dès 1952.
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J
2953? Bigre...