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Michel Fauconnet

Michel Fauconnet
Michel Fauconnet
Michel Fauconnet
Michel Fauconnet

Ci-dessous,quelques extraits des mémoires de Michel Fauconnet.

L'enfance

"Mon père, Fauconnet Pierre, était né en 1861. Il était le cadet d'une famille de huit enfants...

C'est dans la maison de Moulon que je vis le jour le 29 septembre 1893, faisant ainsi le quatrième enfant des Fauconnet...Des quatre enfants que nous étions , nous allions à l'école de Branne, un chez les frères et les trois autres chez les sœurs... J'ai gardé un souvenir atroce de mon passage chez ces sœurs, aux cœurs secs, durs, autoritaires, manifestement obligeantes pour les aisés et les riches, et dédaigneuses pour les humbles, faisant souffrir même les âmes à peines nées. j'en rêvais la nuit de revoir le lendemain ces mégères... Nous eûmes la surprise un jour d'être retirés tous quatre des écoles libres et grande fut notre joie, mon frère et moi, de nous retrouver à l'école laïque de Grézillac...."  

L'adolescence, le petit apprenti boulanger

"Dans ces régions, les communes sont assez rapprochées et d'Arbis à Saint-Pierre, le petit kilomètre est suffisant? Dans dix minutes nous étions, mon beau-frère et moi, à la boulangerie Bassellerie.

- Voilà le jeune homme.

- Ah bon ! j'ai dit que je lui donnerai12 francs par mois.

- D'accord pour le début. Il n'a rien apporté comme vêtement que ce qu'il a sur lui, laissez-le venir dimanche pour souper avec moi et ma sœur lui complètera son baluchon qu'elle a arrangé.

- Bien sûr, ça va. Je vais chercher un tablier et tu vois, je suis en plein travail car je vais te tutoyer c'est plus commode à ton âge. J'ai commencé ce matin, et avant midi je vais mettre au four. Je fais deux fournées aujourd'hui et qu'une demain samedi. Je vais commencer la seconde et on va pétrir. J'ai un pétrin mécanique depuis quelques temps..."

La marine marchande

"Le lendemain, la Sud-Atlantique. On m'expliqua que la bateau était là, à Pauillac en réparation mais que cela ne tarderait pas. tant mieux. Il y avait à ces étages beaucoup d'hommes aux postes de diverses machines, pont, maistrance, nourriture et tout ce qui concerne l'armement du navire.

- Tu attends, toi aussi ?

- Oui, dis-je à un homme que je n'avais vu.

- Comme quoi ?

- Boulanger.

-C'est pas pareil? Moi c'est la machine. Mais vise là, le type, il est boulanger.

- Ah bon, je vais l'accoster..."

L'armée

"Dès ce 1er octobre, la 12 était appelée et presque tous vers l'est. Les journaux parlaient de tension. Les gens étaient inquiets, perplexes ...

Nous étions donc le 20 et toujours de ma pension, je fus à la gare prendre un train pour aller voir mes parents en Dordogne, où habitaient encore mes parent,et même mon grand-père maternel qui avait 77 ans. J'y restais peu de temps, car je devais voir aussi mes sœurs en Gironde. Puis mon appel devait me parvenir à Bordeaux, 15 rue de la Bourse. J'y revis donc rapidement. Ma malle pleine de livres, quelques effets. Tout était déjà rendu chez ma sœur à Arbis. Je n'avais plus que mes fringues sur moi et un peu d'argent de poche. Le surplus était resté chez ma grande sœur.

Enfin le facteur m'apporta mon ordre de route : 3e dépôt des équipages de la flotte à Lorient le 27 novembre 1913 avant minuit..."

 

 

Ce témoignage assez exceptionnel d'un jeune apprenti boulanger devenu marin est à découvrir à la bibliothèque de Siriona à Podensac. Contactez-nous au moyen de ce blog.

Vous pouvez aussi contacter Annette Pezat à l'adresse suivante : annette.pezat@f8arr.org

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