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Langon: Retour sur les lieux du crime

Pour faire suite à la série d'articles consacrés au "Crime de Langon" publiés en octobre 2021, je propose de retourner sur quelques lieux qui en ont servi d'illustration à titre de comparaison entre hier et aujourd'hui.

Pour commencer, le lieu du crime, "l'hôtel de la gare". Comme on le voit, le bâtiment reste reconnaissable. Le crépi a fait place à de la pierre apparente et la cheminée a disparu. L'environnement a par contre beaucoup changé, on pourrait même dire qu'il s'est appauvri. Les arbres qui bordaient les deux côtés de l'avenue ont fait les frais de divers remaniements et seuls restent quelques platanes taillés en trognes.

 

Dans le même secteur, le "Sentier des amoureux" qui servit au transport du cadavre du pauvre Monget est difficilement repérable. Partant de la gare, on trouve une série de maisons d'habitation vraisemblablement construites en partie sur le tracé du sentier. Un peu plus loin, pratiquement face à l'hôtel, un parking s'ouvre à son extrémité sur un chemin blanc qui contourne un hangar métallique et se termine en cul-de-sac. En contrebas, l'avenue se poursuit jusqu'à une petite place et se termine elle aussi en cul de sac. Les travaux du nouveau pont routier en 1971, la destruction d'un bâtiment (le plus proche sur la carte postale) et le détournement de la Nationale 113 (aujourd'hui départementale 1113) ont profondément modifié le paysage. Il est donc difficile de trouver des traces probantes du chemin emprunté par les assassins.

 

Au bout du chemin, le rocher d'où le cadavre de Monget fut jeté à l'eau. Bien que la végétation et la dégradation des berges rendent l'accès difficile, le rocher reste visible à quelques mètres du pont de chemin de fer.

 

Transportons-nous à Bazas où les accusés furent emprisonnés. L'escalier où Henriette Courrèges pose parmi une foule d'enfants après avoir été interrogée par le juge d'instruction ne présente pas de changement notoire, exceptés la suppression des barreaux aux fenêtres et le remplacement d'huisseries par d'autres plus modernes...

 

 

Par contre, si on prend un peu de recul, on constate que les deux tours qui encadraient le bâtiment ont été rasée ainsi qu'une partie du mur qui les prolongeait, lui faisant perdre ses allures de "château-fort".

 

Pour finir, et toujours en hommage à Henriette Courrèges, un cliché de l'ancien tribunal, devenu bibliothèque/médiathèque sous le nom de "Polyèdre". On voit que si le bâtiment n'a guère changé, quelques ajouts (rampes, boite à lettres, poubelle) ne font rien pour concourir à son embellissement.

 

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